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ANALYSE
ENTIEREMENT AUTOMATISEE DES RESIDUS DE TIR D’ARME A FEU
Introduction
Lorsqu’on tire avec une arme
à feu, des gaz chauds et de petites particules sont produits lors de
l’explosion de l’amorce et de la poudre de la cartouche. Ces
particules - tout comme celles formées par la condensation de certains
des gaz chauds – se déposent sur les mains et les vêtements de
l’auteur du coup de feu ainsi que sur d’autres objets se
trouvant dans l’environnement proche de l’arme.
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Ces petites particules sont
appelées résidus de tir d’arme à feu, ‘gunshot’ ou ‘firearms
residue’ en anglais (abrévié en GSR). Parce qu’elles ont
des caractéristiques bien distinctes, leur présence construit la preuve
qu’un suspect, un complice ou une victime a bien été en présence de
l’arme analysée. Ce type de preuve est souvent utilisé lors
d’instructions judiciaires impliquant l’usage d’armes à
feu. Les résidus contiennent des éléments qui résultent de la
décomposition de la poudre et de l’amorce ainsi que de la balle et
de la douille. Les échantillons à analyser sont prélevés sur les
personnes suspectées d’avoir tiré avec une arme incriminée en posant
des bandes adhésives sur les endroits révélateurs tels que les doigts, le
dos de la main et les vêtements. Par ce procédé, les particules sont
transférées de ces endroits sur un petit porte-échantillon destiné à
l’analyse par microscope électronique à balayage (MEB) connecté à
un système de microanalyse à rayons X et équipé d’un logiciel GSR
développé par Eastern Analytical. Ce logiciel permet une classification
automatisée et sans assistance des particules de GSR.

Interface utilisateur graphique du
logiciel GSR montrant un spectre typique d’une particule à 3
composants d’un GSR en combinaison avec le réglage de configuration
de la platine.
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Trouver
les particules GSR
Les particules caractéristiques d’un GSR
(abréviation anglaise pour résidus de tir d’arme à feu)
contiennent souvent des combinaisons des éléments plomb (Pb), Baryum
(Ba) et Antimoine (Sb). En général, ces particules sont très petites
– de l’ordre de 0,5 à 10 microns. Dans le microscope à
balayage électronique, ces particules peuvent être trouvées, agrandies
et analysées chimiquement et ainsi confirmer la présence de GSR sur un
échantillon
Les éléments qui constituent le GSR peuvent
provenir de l’amorce, de la balle, de la douille ou de la chemise
recouvrant la balle, des composants de la cartouche ou de résidus
préalables restés dans le barillet.
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Particule GSR typique à trois
composants.
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Les particules résiduelles sont arbitrairement
classées en deux types selon leur source primaire : les particules
de l’amorce et les particules de la balle. Les particules
contenant Pb, Sb et Ba et celles contenant Sb et Ba (aussi référencées
comme des particules bi-composant) sont des composés non organiques
typiques de l’amorce et sont donc classées comme des particules
de l’amorce. Un grand nombre de particules sont principalement
composées de Pb venant de la balle et sont donc déterminées comme des
particules de balle.
Dans un cas normal d’un prélèvement GSR,
les particules sur le ruban adhésif mesurent habituellement moins de 10
microns (entre 0,5 à 2 microns). Il y a relativement peu de particules
collées sur le ruban adhésif et elles sont réparties sur une surface
relativement large. Comme une majorité des particules GSR possèdent un
petit diamètre (moins de 2 microns), une surface étendue doit être
analysée de façon à produire des résultats suffisants pour valider des
statistiques. Puisque l’échantillon n’est pas souvent
uniforme et contient des particules qui ne représente aucun intérêt
particulier, la localisation et l’analyse manuelle des particules
GSR par l’opérateur n’est pas pratique : c’est
une tâche fastidieuse, consommatrice de temps qui induit un risque
important d’erreurs. Pour ces diverses raisons, une routine
automatique a été développée de façon à permettre une analyse sans
surveillance (en une nuit) suivie par une validation et un résumé des
résultats par l’opérateur.
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The
Le mode automatique
L’analyse d’un résidu
de tir d’une arme à feu peut être réalisée en utilisant un logiciel
spécifique comme GSR-XT, qui assure une analyse rapide, fiable et
entièrement autonome. Le programme du logiciel GSR-XT identifie aussi
d’autres particules révélatrices semblables aux très nombreuses
particules de plomb (Pb) provenant de la balle, telles les particules de
titane (Ti) et de zinc (Zn) que l’on trouve dans d’autres
types de munition. D’autres particules liées à
l’environnement de tir peuvent aussi fournir des informations
supplémentaires sur l’échantillon.
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Image à faible
grossissement utilisant les seuils du détecteur de rayonnement d’électrons
rétrodiffusé pour séparer et localiser les particules.
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Les
étapes à respecter pour réaliser une analyse:
Tape is mounted on the
stubs
Stubs are placed on a multi-stub
holder
Multi-stub holder is mounted on
the SEM specimen stage
The stub is split into multiple
fields which are scanned
one-by-one
Each area is scanned for
particles using backscattered imaging
The position and size of the
candidate particles are recorded
The particles are revisited by
the electron beam to perform X-ray analysis
The emitted X-ray spectrum from
each individual particle is compared to a classification scheme
All results are stored (on disc)
A report of all detected
particles is produced after each sample.
The backscattered electron
signal is used to detect the particles. Typical GSR particles appear as
bright particles within the image. By applying a threshold to the
signal, the particles are distinguished and located by the GSR
software.
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Description
Le
package d’analyse spécifique GSR est un package de logiciels
entièrement intégré pour différents types de microscopes analytiques à
balayage électronique.
Le
logiciel comporte une procédure de calibration automatique avancée qui
permet un réglage complet et un réajustement dynamique de la colonne du
microscope, de la platine motorisée, du détecteur d’électrons
rétrodiffusés (BSD) ainsi qu’un système d’analyse de rayons X
et ceci sans l’intervention d’un opérateur. Le système est conçu pour fonctionner
efficacement avec le détecteur Robinson ou d’autres types de
détecteur d’électrons rétrodiffusés.
Si
l’intensité du rayon d’électrons varie pendant que le
programme fonctionne, les particules GSR peuvent ne plus tomber dans le
niveau présélectionné de seuil.
Pour faire face à cette éventualité, une calibration est effectuée
entre les échantillonnages. Ceci
est aussi d’une grande aide lors de longs processus d’analyse
pour en garantir leur fiabilité. A
cause des différences de hauteur entre les échantillons, une mise au
point automatique peut être activée pour chaque échantillon ou même
chaque champ d’investigation.
Pendant la calibration, la colonne du MEB autant que le BSD
peuvent être ajustés pour donner des résultats reproductibles.
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Configuration et calibration
Les
paramètres de sensibilité aux rayons X (l’intensité du rayon
d’électrons étant mesuré en comptage de rayons X par seconde)
sont calibrés en premier lieu, en utilisant une référence standard afin
de s’assurer des résultats fiables et reproductibles. Avant de démarrer l’analyse,
les paramètres de la colonne du MEB (kV, taille de la zone de
recherche,etc.) sont automatiquement ajustés. Après que chaque échantillon soit
parcouru, la platine peut se relocaliser suivant les références
standards et réaliser une nouvelle calibration. Conformément au réglage du niveau de
comptage des rayons X, le détecteur d’électrons rétrodiffusés
(BSD) est calibré en relation avec Z (nombre atomique), en utilisant la
calibration standard livrée avec le système. C’est un des caractéristiques
clef du logiciel GSR. Les particules
sont détectées en fonction de la moyenne de leur nombre atomique
s’affichant dans une fenêtre Z définie par
l’utilisateur. La platine
motorisée du MEB est automatiquement dirigée vers chaque standard et
les niveaux vidéo sont mesurés sans changer les paramètres de la
colonne. La courbe de réponse
est alors utilisée pour régler les critères de seuil maximum et minimum
pour la détection par le BSD en se basant sur le nombre atomique
moyen. Ceci sert
d’introduction pour les recherches préliminaires des particules
en mode automatique. Le
processus de calibration peut être lancé pendant le déroulement
d’une analyse au cas où le faisceau du MEB est instable.
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Echantillon de calibration GSR
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Page de
configuration du porte-échantillons pour indexer les 16 positions
d’échatillons (mode normal)
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Analyse
La
procédure de calibration est une des fonctions principales du logiciel
GSR-NT. Après le réglage du système
du MEB, des lots d’échantillons GSR sont configurés pour
commencer une analyse.
Les
échantillons peuvent être disposés sur la platine dans une
configuration régulière ou irrégulière jusqu’à plus de 16
échantillons. Dans les deux cas,
l’opérateur peut utiliser la disposition prédéfinie du
porte-échantillon. Cela permet
un enregistrement précis et rapide du positionnement des échantillons
sans manœuvrer la platine.
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Page
de configuration des échantillons
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Des
informations telles que la taille de l’échantillon, la surface de
recherché, la disposition de l’échantillon, le nombre
d’échantillons, la taille minimale des particules recherchées
ainsi que le pourcentage d’échantillons à analyser sont définies. Les critères de « stop » de
recherche et les options de « run-time » telles que le nombre
maximum de particules par échantillon et le mode « pause »
sont disponibles.
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Une
utilisation routinière du logiciel GSR consiste à chercher des particules
de 0,5 microns ou de plus grande taille sur les 100 mm² de la surface
d’un ruban adhésif. Le
logiciel GSR optimise la recherche en calculant la magnification de
recherche basée sur la taille minimale de particule recherchée. Pour une recherche sur 1OO mm², un quadrillage
de 130 champs est nécessaire ainsi qu’une magnification de 120x et
un niveau de définition de 2x2 pixels par particule.
“Un
niveau de definition de 2X2 pixels par particule” signifie que dans
un groupe de particules voisines très brillantes il doit y avoir au moins
deux pixels voisins brillants dans l’axe X et deux dans l’axe
Y pour que ces particules soient classifiées en tant que telles. Afin d’investiguer à la plus
basse magnification possible, il existe une option de définition au pixel
(la magnification habituelle est de 60x pour des particules de 0,5
microns ou 30x pour celles de 1,0 microns). Les derniers résultats dans une
recherche de seulement 9 champs pour un ruban adhésif de 100 mm². (je ne
saisis pas le sens de cette phrase : elle n’a pas de
suite) En utilisant le balayage
rapide du MEB, les champs vides peuvent être analysés en un temps réduit
de 60 minutes pour un champ de 10x10 mm, ce qui correspond à une vitesse
de balayage quadruplée par rapport à l’originale. En opérant à un pixel par particule
comme critère de définition, le système va produire le balayage le plus
rapide mais ne sera pas aussi fiable si de très petites particules GSR
sont présentes. Malgré tout, cela
peut se révéler utile pour une première indication sur l’échantillon
à analyser.
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Nomenclature
de classification pour des classes fixes ou définissables par
l’utilisateur
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Classification
La
position et la taille des particules candidates sont enregistrées
automatiquement. Un rebalayage
est utilisé pour analyser la particule.
Le spectre du rayon X émis par chaque particule est classifié en
fonction du choix de chaque région d’intérêt (ROI pour
« region of interest ») ou les nomenclatures de
classification de l’analyse de spectre « Spectrum Stripping »
(STRIP)
La
nomenclature de classification ROI utilise les ratios de comptage ROI
pour identifier les éléments présents dans le spectre. La nomenclature ROI classe chaque
spectre dans 35 catégories en accord avec la nomenclature de
classification GSR de la Metropolitan
Police. Il est
possible de sélectionner différentes classes ou de configurer celles
sélectionnées. Plus de 35
classes définissables par l’utilisateur peuvent être activées à
chaque lancement de la recherche.
Sauver les fichiers de configuration peut améliorer le nombre de
classes définissables.
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La nomenclature de classification STRIP réalise un
décorticage complet de la soustraction de l’arrière-plan et du
pic d’itération pour obtenir des données intensives sur les
éléments présents dans le spectre.
Cette nomenclature permet à l’utilisateur de construire
des classes en lien étroit ou non avec les critères chimiques, de
manière à ce que les composés stochiométriques puissent être identifiés
tout comme les phases de composition continues typiques des GSR.
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Après
une execution du programme, les particules peuvent être revisitées et
réanalysées en utilisant un nouveau temps d’acquisition de spectre
(peut-être plus long) et ensuite reclassifier. Les données de reclassification sont combinées
avec les premières données tout en conservant la première
classification. Dans
« addition », tout le processus peut être reclassifié
automatiquement, l’utilisateur devant décider de changer ou
d’ajouter une définition de classe à la nomenclature de
classification.
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Elaboration du
rapport d’analyse
Une fois le programme lancé, des données critiques sur
chaque particule détectée sont emmagasinées dans un format de feuille de
calcul (Excel) pour produire un dossier complet de resultats. Ce dossier peut être reparcouru
particule par particule, directement après l’analyse ou à un autre
moment. Un rapport en une seule
page, se lisant aisément est automatiquement généré par le logiciel GSR
après que chaque échantillon ait été analysé.
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Carte des
particules de l’échantillon pour montrer toutes les particules
détectées par échantillon
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Une
liste complète des parameters GSR ou une carte des particules de
l’échantillon peuvent être aussi imprimées.
La carte des particules de l’échantillon montre un aperçu de
toutes les particules détectées, classées par type. En utilisant le logiciel spécial GSR
Spectra Utility, toutes les particules détectées et classifiées peuvent
être exploitées et imprimées dans un format pratique, en même temps que
les données sur les particules.
Ce rapide outil de visualisation du spectre aide à gagner du
temps pour passer en revue les nombreux spectres individuels générés
durant le processus sans assistance.
La création rapide d’un rapport d’une seule page est
possible, incluant une image de la particule, son spectre et du texte.
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La
nomenclature ROI utilise des taux de données de comptage ROI pour
déterminer les éléments présents dans le spectre. La nomenclature ROI classe chaque
spectre dans l’une des catégories en accord avec la nomenclature
GSR de la Metropolitan Police.
Il est possible de sélectionner différentes classes ou de
configurer les classes sélectionnées.
Sauvegarder les réglages tout comme les différentes
configurations de fichier peut augmenter le nombre de classes
définissables.
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Utilitaire GSR
Spectra pour une rapide investigation du spectre répertorié
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Relocalisation
Une relocalisation et une nouvelle confirmation de
classe est souvent requise. Les
particules peuvent être facilement revisualisées pour plus
d’images et de vérifications et cela par un simple double-clic
sur le numéro de particule. La
platine motorisée de haute précision d’un MEB pourra centrer et
agrandir la particule automatiquement.
Dans ce cas, chaque particule sera aisément relocalisée. L’analyse GSR peut être
démarrée avec l’application GSR pour acquérir un spectre sur une
plus longue durée et être sauvée sur le disque pour être utilisée lors
du rapport final. La précision
de la relocalisation est très importante en raison de la petite taille
de beaucoup de particules GSR (approximativement 0,5 à 2 microns).
Après la relocalisation, l’analyse de confirmation
est réalisée à une magnification entre 2000 et 5000x. La platine motorisée du MEB dans un
laboratoire criminel fera à peu près un million de mouvements par an. Une platine motorisée de haute
précision devient dès lors un
must. La possibilité de
rechercher automatiquement à une faible magnification est une procédure
standard incluse dans le logiciel GSR.
Cette fonction aidera à réduire le nombre de mouvements de la
platine ainsi que les coûts de maintenance du MEB.
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Une
relocalistion simplifiée d’une particule est incluse dans le logiciel
GSR-NT
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Il est possible que ce logiciel GSR peut ne pas être
entièrement compatible avec toutes les spécifications de tous les
modèles de microscopes à balayage électronique. Pour de plus amples informations sur des
microscopes spécifiques ou des renseignements supplémentaires sur le
logiciel GSR, veuillez contacter Eastern Analytical, EDAX, FEI ou le
fabricant de votre microscope.
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